vendredi 9 février 2007

Déposer le bilan d'une SARL 9/10

Conseil N°9 : "Devant les juges tu passeras en un éclair"

Ca y est, vous arrivez devant les juges au tribunal de commerce le jour de votre comparution, c'est une atmosphère particulière, un jour pas comme les autres. Je ne résiste pas pour cet avant dernier conseil à vous expliquer comment cela c'est passé dans mon cas. Tout d'abord vous vous rendez un peu en avance au tribunal, là vous découvrez que les audiences s'enchaînent et que vous n'êtes pas le seul à passer, en effet bien d'autres entreprises sont dans votre cas, quelque part cela fait plaisir de ne pas être le seul !

Enfin, après de longues minutes d'attentes (et de retards parfois) c'est à vous : vous entrez alors dans une salle qui semble être hors du temps où se tiennent trois juges (je ne sais pas si c'est toujours le cas), deux sont des chefs d'entreprises qui assument en plus de leur métier, cette tâche pour laquelle ils ont été élus (il faut 5 ans de gestion d'une entreprise pour pouvoir se présenter si mes souvenirs sont bons, et être bien vu par son syndicat patronal... (si si !)).

On peut alors se demander quel serait l'impartialité des juges si parmi ceux ci se trouvent des concurrents dans le même secteur d'activité... personnellement un des juges était une connaissance, lorsqu'il m'a vu il à été d'une éthique parfaite (et rare ?) et est sorti de la salle afin de ne pas influencer le jugement.

Vient alors la première question que l'on vous pose (pour tout dire on se croirait à un tout autre tribunal, et vous vous sentez un peu être "l'accusé", mais bon, passons, cela est peut être dû à la configuration des lieux, à la robe noire des juges, à l'ambiance hors du temps...), voici la première question qui est posé : Que venez vous faire ici ?

Alors la tout va très vite, en une seconde pour renoncez à répondre "j'ai vu de la lumière et je suis rentré", par contre vous vous dite que cela risque de durer puisque manifestement les juges n'ont pas pris connaissance du dossier.

Selon ce que vous voulez obtenir (liquidation ou redressement) vous expliquez rapidement le but de votre visite. Le (ou la) mandataire prend alors le relais pour d'une rapide diatribe pas toujours très juste, qui consiste à répéter la même chose que ce que vous venez de dire sur votre entreprise (la vous vous dite que vous ne devez pas parler Français à "vôtre honneur"), au bout de 3 minutes, montre en main, le juge principal (il doit y avoir un nom officiel pour ce rôle...) vous annonce que le verdict sera donné la semaine suivante et ... au suivant !

J'ai alors posé une question à ce moment là (je vous avoue que je ne sais plus laquelle !) et j'ai bien compris qu'il n'était pas habituel de se permettre cette impertinence...

Voila, je suppose que ce que j'ai vécu, beaucoup de chefs d'entreprise l'ont vécus, c'est assez irréel, assez sordide, et donne une impression de grande fumisterie... mais bon cela à le mérite d'exister, avec en plus des chefs d'entreprises qui donnent de leurs temps pour cette tâche, et je les en félicite.

Michel

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